Taïwan, une île aux multiples influences culturelles

Initialement peuplées par des populations austronésiennes (ancêtres des aborigènes), Taïwan est un incroyable carrefour culturel, qui a connu à travers l’histoire de nombreuses influences.

Quelques lignes pour illustrer la richesse du passé de l’île.

Remarquée en 1550 par les Portugais, elle est baptisée Formose (Formosa = belle en Portugais), nom qu’elle conservera jusqu’au 20ème siècle.

Colonisée au 17ème siècle par les Hollandais qui christianisent en partie la population et créent une écriture pour la mangue locale (siraya), elle est finalement reprise par les loyalistes Ming, repliés sur l’île après la prise de pouvoir de la dynastie mandchoue Qing (dernière dynastie chinoise).

En 1884 , les français bombardent l’île au cours de la guerre franco-chinoise.

De 1895 à 1945, après la première guerre sino-japonaise, elle est sous occupation japonaise, qui applique une politique de colonisation – japonisation – ségrégation assez volontaire.

En 1959, elle est le point de repli de l’armée nationaliste de Tchang Kai Chek (Guomindang). En quittant la Chine continentale, ils emportent dans leurs bagages l’essentiel des collections artistiques de la Cité Interdite. Ces collections sont aujourd’hui présentées au Musée de Taipei.

Tchang transfère donc la République de Chine (à ne pas confondre avec la République populaire de Chine, fondée par les communistes en Chine Continentale) sur l’île, et y établit un régime autoritaire . Taïwan siège à l’ONU pour représenter la Chine jusqu’en 1971, date à laquelle elle perd son siège au profit de la Chine continentale, pour avoir refusé de reconnaître les « Deux Chines ».

Géant économique, chef de file des Dragons asiatiques, Taïwan a montré par sa réussite industrielle que le modèle confucianiste n’était pas incompatible avec le développement économique, et a tracé une nouvelle voie pour les pays asiatiques, en particulier pour la Chine.

Taïwan est aujourd’hui considéré par le pouvoir de Beijing comme une province chinoise. C’est ce que les petits chinois apprennent à l’école.

Coté Taïwanais, la position est prudente. On joue le rapprochement, notamment économique, avec la Chine mais en respectant la ligne de non unification avec la Chine, la non indépendance et la non utilisation de la force militaire.

Taiwan est aujourd’hui une île très agréable qui a su concilier développement économique et respect de ses superbes paysages naturels, modernité et tradition de la Chine ancienne.

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