Le nettoyage de nos mémoires, vers plus de liberté

Le fardeau de la mémoire…Notre vie est fortement influencée par les mémoires qui nous traversent à chaque instant. Et il ne semble pas excessif d’affirmer que notre personnalité n’est rien d’autre qu’un noyau de mémoires agglutinées, si l’on entend par mémoire non seulement les souvenirs ou contenus mentaux mais également tous les schémas psychologiques et émotionnels que nous répétons sans cesse dans nos vies.

Si l’apparition des mémoires dans le présent est une réalité, l’origine de celles-ci peut-être expliquée de diverses façons au gré des croyances individuelles ou collectives : génétique, transgénérationnel, inconscient collectif, histoire personnelle, vies antérieures, etc.

Dans tous les cas, l’assujettissement à ces mémoires nous prive de liberté et constitue la source principale de notre souffrance. Car crispés sur notre mémoires identitaires, attachés à toutes nos identifications, nous résistons et souffrons à chaque fois que la Réalité vient secouer, contredire ou balayer nos schémas pré-établis.

Le travail de nettoyage et de dénouement de nos mémoires (nœuds mémoriels) est donc une tache cruciale pour celui qui veut croître en liberté.

A cet effet, certains écoles, comme la psychanalyse, entreprennent un nettoyage systématique et réactivent volontairement la mémoire et parfois creusent dans le puits sans fin des souvenirs : ce peut-être un travail parfois sans fin, souvent douloureux.

Personnellement, je suis plutôt partisan des approches qui se concentrent dans un premier temps sur les « nœuds » mémoriels les plus problématiques, et « nettoient » ensuite les mémoires à mesure qu’elles apparaissent spontanément dans le présent, sans chercher à les réactiver artificiellement.

Note : tous ces commentaires sur le caractère limitant de la mémoire ne s’applique naturellement pas à la mémoire fonctionnelle (très utile dans la vie quotidienne ou pour exercer une activité professionnelle !). Simplement à la mémoire « identitaire »

 

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