Vie intérieure et vie extérieure

Depuis plusieurs siècles, nous avons orienté, en Occident, l’essentiel de notre attention, de notre énergie et de nos efforts vers la vie « extérieure ». Cela a permis de grandes réalisations technologiques, et de nombreuses découvertes concernant le monde matériel dans lequel nous vivons.

Mais cette focalisation vers le monde extérieur nous conduit souvent, en parallèle, à négliger notre vie intérieure, à laquelle nous ne intéressons que lorsque des dysfonctionnements (corporels, émotifs, psychologiques, etc) apparaissent.

Dans la vie trépidante qui est la notre, nous sommes continuellement happés par une succession d’activités plus ou moins « aliénantes » (= «  qui nous éloignent de nous-mêmes »), souvent au mépris de nos rythmes biologiques intérieurs. Et de nos jours, nous pourrions presque affirmer que finalement, ce que nous connaissons le moins bien, c’est nous-mêmes !

Aussi, la plupart des traditions et sagesses de tous pays (par exemple le Bouddhisme, l’Hindouisme, le Soufisme)  font de l’observation intérieure le point de départ pour mieux nous comprendre nous-mêmes ainsi que le monde qui nous entoure. Un mouvement de retour vers soi qui permet l’épanouissement intérieur de l’individu, et par suite son rayonnement extérieur et une contribution plus harmonieuse à la collectivité.

Cette attention aux mouvements intérieurs n’exclue absolument pas une vie sociale active et riche. C’est simplement un changement de posture : toutes nos activités dans le monde sont vécues avec plus de présence, et plus en résonance avec nos ressentis intérieurs. Elles nous rapprochent de nous-mêmes au lieu de nous en éloigner

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