Le « oui » et le « non » dans différentes cultures

Dans les cultures asiatiques (Inde incluse !) et certains pays latins comme le Brésil, le oui et le non ont un emploi relativement différent de notre culture occidentale. Il est important de bien cerner cette différence car elle est source de nombreux malentendus.

Cela est à mettre en lien avec leur style de communication plutôt indirect et leur souci de préserver l’harmonie collective.

Dans ces cultures, il est rare, voire impossible, de dire « non » directement. Un désaccord est le plus souvent exprimé par une réponse évasive, un silence, un regard baissé ou par une excuse…

Pour un français, cela peut-être perçu comme un manque de franchise, comme de la dissimulation voire comme de l’hypocrisie.

Mais aux yeux de ces cultures, c’est tout simplement une forme de délicatesse, un raffinement pour ne pas infliger un non direct, considéré comme cinglant, comme trop saillant.

Il est important de savoir détecter un « non » pour éviter les quiproquos et les tensions. Si un asiatique vous dit « non » indirectement et que vous ne savez pas l’entendre, vous aurez tendance à insister (voire à « saper » ses excuses – en toute bonne foi – en pensant y apporter des solutions), et il aura l’impression que vous lui forcez la main ! Et in fine, vous vous sentirez trahi quand vous découvrirez le « non ».

Occident                      Asie

De manière similaire, le « oui » est bien souvent plus un accusé de réception » (« oui, j’ai bien entendu ») qu’une marque d’approbation. Les Japonais disent « hai », les indiens dodelinent de la tete…Ce qui ne garantit absolument pas qu’ils sont d’accords avec ce que vous dites…

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Cela est également souvent source de malentendu pour nous : « il m’avait dit oui, mais il n’a finalement pas tenu  son engagement».

Il est important d’être à l’écoute de ces signaux subtils pour détecter un non avant que la situation s’envenime.

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