Iceberg et programmation culturelle

Il est intéressant d’utiliser la symbolique de l’iceberg pour illustrer le conditionnement culturel.

1/ Visible et invisible

C’est d’abord un moyen d’indiquer que seule une infime partie de notre conditionnement est visible (artefacts, comportements, normes), alors que l’essentiel est invisible, sous-jacent, « sous l’eau » (valeurs, croyances).

Cela explique que l’on a souvent tendance à minimiser la différence culturelle, qui est souvent plus incroyablement plus vaste et profonde que les petites différences qui affleurent en surface des comportements ou des coutumes.

En fait, nous ignorons parfois à quel point le fonctionnement intérieur de notre interlocuteur peut différer du nôtre : valeurs, croyances, moteurs pour l’actions, émotions, pensées, etc. Aussi jugeons nous souvent – malgré nous – ses comportements selon nos critères intérieurs,  pourtant inadéquats en ce qui le concerne.

Charles Sabourin – Iceberg et Inconscient

2 / Conscient et inconscient

Ensuite, la métaphore de l’iceberg permet aussi d’attirer notre attention sur le fait que nous ne sommes le plus souvent que très peu conscients de notre conditionnement, dont la majeure partie est inconsciente, et « travaille » donc à notre insu.

Cette thématique conscient-inconscient est fondamentale. Elle sera développée dans d’autres articles.

Tant que nous n’avons pas conscience de note conditionnement, il y a une certaine mécanicité dans nos structures mentales et donc dans nos comportements (au premier abord, c’est un peu vexant pour notre petit ego, mais réfléchissez-y, il y a du vrai là dedans !)

Toute dynamique de déconditionnement passe par un travail de conscientisation de nos mécanismes inconscients.

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