Culpabilité judéo-chrétienne et Honte asiatique

L’intériorisation des contraintes sociales et la pression du groupe sur l’individu s’exprime différemment dans les cultures occidentales et asiatiques

Dans nos cultures judéo-chrétiennes, la pression sociale, la loi morale, et la dualité entre le Bien et le Mal, intériorisées par l’individu, le rendent sujet à la culpabilité.

Dans les cultures asiatiques où la notion de Face, d’appartenance au groupe et d’Harmonie sont des éléments clés, les individus sont plus sujets à la honte qu’à la culpabilité : c’est surtout le regard des autres qui condamne et stigmatise une éventuelle « faute ».

Un acte n’est pas considéré comme bon ou mauvais en soi : il est répréhensible s’il perturbe l’harmonie collective. Un acte fait en « secret », s’il ne pertube pas l’harmonie collective, n’engendra pas nécessairement de remords.

Ce qui n’est pas le cas de nos cultures judéo-chrétiennes : même si personne ne nous voit, un acte que nous considérons comme répréhensible nous inspirera de la culpabilité.

 

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