Notre culture est à la fois une grande force, mais également une faiblesse, en ce qu’elle constitue une barrière à une expérience plus complète, plus sereine, plus équilibrée.

La rencontre avec d’autres cultures nous offre de nombreuses pistes d’amélioration, qui nous permettront d’ajuster en douceur nos modes de pensée et d’action. Non pas que les autres cultures soient « meilleures » ou « moins bonnes » que la notre, mais simplement parce que leur différence nous permet de mieux situer la notre, et de la faire évoluer quand cela est pertinent.

Le contexte actuel est particulièrement favorable à cette démarche : d’une part, la dynamique d’interconnexion du monde (transports, internet, etc) facilite grandement ce rapprochement des différentes cultures. D’autre part, la crise  actuelle du modèle occidental et planétaire nous incite grandement à rechercher activement des alternatives plus durables et plus respectueuses de la nature et de l’humain.

La rencontre avec les autres cultures nous permettra d’évoluer de nombreuses dimensions :

  • Individu et collectif : les cultures collectives et les cultures individualistes ont tout à gagner  à apprendre les unes des autres, pour éviter les dérives totalitaires d’une part et égoïsantes de l’autre ; et que chaque individu – libre et responsable – puisse « vivre sa vie » tout en se mettant au service du collectif.
  • Perception et gestion du temps :  pour nous permettre de sortir de notre course quotidienne contre la montre, de nos agendas surbookés, et refaire du temps notre allié
  • Rapport à l’autorité : la France se caractérise par une relative insoumission et un rapport conflictuel à l’autorité. D’autres cultures peuvent nous permettre de retrouver le sens du service, dans le respect de l’individualité de chacun
  • Efficacité et entrepreunariat : pourquoi ne pas aller glaner dans d’autres cultures des idées pour améliorer notre rapport à l’action et le fonctionnement de nos entreprises ?
  • Succès, échec, Argent : nous avons en France un rapport assez complexe à l’argent, et assez stigmatisant à l’échec. L’ouverture à d’autres approches nous offre des pistes d' »assainissement »
  • La Mort : sujet tabou en Occident, qui cristallise nos peurs et nos interrogations. Le contact avec d’autres cultures peut nous aider à appréhender cette thématique de façon plus sereine.
  • Corps et Médecine : notre rapport au corps est profondément marqué par notre héritage judéo-chrétien, et notre médecine souvent cantonnée à une approche très « occidentale ». Le contact avec d’autres cultures permettra d’assainir et de compléter ces approches.
  • Ouverture à notre vie intérieure : depuis plusieurs siècles, la civilisation occidentale a consacré l’essentiel de son attention à la compréhension du monde de la matière, ce qui a permis de belles avancée scientifiques. Mais en parallèle, elle a délaissé le monde de la vie intérieure et du sens personnel. D’autres cultures nous offrent la possibilité de nous reconnecter à ce pilier séculaire de l’expérience humaine.
  • Rapport à la Nature et aux autres règnes : pour sortir de notre rapport de domination à la Nature et aux animaux et sortir de la logique d’exploitation abusive des ressources naturelles
  • Rapport au Divin : le Divin a été chassé par l’avènement de la pensée scientifique …D’autres cultures nous invitent à réexplorer cet espace, afin de rétablir un rapport plus équilibré entre la science moderne et le respect de l’ordre naturel du monde. Ou en d’autres termes, entre l’arrogance Prométhéenne et l’humilité nécessaire à l’épanouissement de la condition humaine.
  • Ouverture aux réalités « invisibles » : de nombreuses civilisations accordent aux phénomènes invisibles une place importante dans la compréhension du monde, et même dans la vie quotidienne (chamanisme, médecines traditionnelles,et). Cette approche nous ouvre des pistes complémentaires à notre approche occidentale.