Lorsque nous parlons d’ « étranger », notre conscience se projette vers un « lointain », vers un « ailleurs », vers des contrées parfois exotiques, qui n’ont à priori rien à voir avec notre quotidien.

Mais à bien y regarder, cet étranger a pourtant un lien intime avec nous, puisqu’il apparaît dans notre propre expérience. Et c’est bien en nous, et non à l’extérieur, qu’il suscite des impressions, des émotions nouvelles. Il nous « parle » donc de nous autant que de lui. D’une certaine façon, il enrichit notre expérience, en élargissant la palette de nos ressentis. En ce sens, il est outil de connaissance personnelle.

La rencontre avec l’étranger, c’est aussi celle avec nos peurs : il nous sort de notre zone de confort, et peut provoquer en nous une certaine insécurité, ou de l’agacement. Il est aussi un miroir sur certaines facettes de nous-mêmes que notre culture ou notre mode de vie avaient provisoirement mis de coté. Révélateur de certains de nos blocages inconscients, il offre une opportunité d’évolution et de travail intérieur.

Au delà de nos différences et nos petites divergences apparentes, ce qui nous unit est bien plus fort que ce qui nous sépare ! Sur ce thème, ci-dessous une très belle vidéo :

 

Et la chanson de Francis Cabrel « Des hommes tous pareils », illustrée par un beau montage photo :

Et enfin, l’indémodable « Etre né quelque part » de Maxime Leforestier !